Cheikh Nasser-Eddine Al Albany

Son enfance et sa jeunesse :

Abou Abderrahmane Muhammad Nasser-Eddine Al Albany est né à Shkoder en Albanie, en 1914. Son père, grand conservateur lui enseigna lui-même le Coran, la récitation (tajwid), la grammaire arabe et la conjugaison, le fiqh hanafite et les différentes branches de la religion avec l’aide des ouléma locaux. En même temps, il gagne sa vie en travaillant comme horloger, métier qu’il apprit de son père.

Dès son jeune âge sa famille migre en Syrie (Damas) puis se rendit plus tard à Médine (Arabie Saoudite), Beyrouth (Liban) et enfin en Jordanie où il mourut en 1999.

Sa passion pour le hadith et la sounna :

Cheikh al Albany se dirigea vers la science du Hadith alors qu’il n’avait que 20 ans. Il décida malgré l’avertissement de son père de se spécialiser dans le hadith et de suivre une voie scientifique à la recherche de preuves pour authentifier ou au contraire abroger les hadiths qui étaient utilisés par de nombreuses sectes pour valider leurs hérésies.

Il devint rapidement la référence absolue de son époque dans les sciences du hadith et certains dirent de lui qu’il raviva la flamme des anciens savants tels que Ibn Hajar. Le jeune muhaddith étonnait par son intelligence, ses larges connaissances, son assiduité, sa méthodologie et son style d’écriture.

Il lui arrivait de fermer sa boutique pour aller à la librairie Adhahirya pour y rester douze heures sans se lasser de la lecture, des annotations et de la vérification (sauf pour les Salâts) et souvent il mangeait simplement dans la bibliothèque. Puis la direction de la bibliothèque décida de lui réserver une pièce pour lui seul et de lui donner la clé de l’établissement. Il venait tôt le matin avant les employés et ne repartait qu’après la prière du ‘Icha.

Il voyageait aussi beaucoup et donnait des conférences un peu partout en Europe et dans les pays arabes. Il s’est vu offrir de nombreux postes importants dans les universités de théologie notamment en Arabie Saoudite, en Egypte et en Inde mais s’excusa par manque de temps, il dédia tout son temps à ses travaux et il fut l’un des théoriciens de la Salafiya ou Manfaj as-Salaf qu’il défendit contre ses ennemis extérieurs (ses détracteurs) et intérieurs (ceux qui prétendaient y appartenir).

Ses épreuves et son emprisonnement :

Le cheikh a eu de grands débats avec les cheikhs des autres groupes. Il subit une grande opposition de la part de beaucoup de cheikhs fanatiques de leurs écoles et surtout des Soufis et des charlatans innovateurs qui retournaient la masse contre lui en prétendant qu’il était un Wahhabite égaré, alors qu’au même moment des savants connus de Damas étaient d’accord avec lui.

Ils ont retourné le gouvernement contre lui et il fut emprisonné à deux reprises pour quelques mois. Il mourut en 1999 et fut enterré après la prière du ‘Isha. Des milliers de personnes ont prié à son enterrement.

Quelques unes de ses œuvres :

  1. Al-‘Aqidah at-Tahawiyyah, sharh wa ta’liq
  2. At-Targhib wa’t-Tarhib (Volumes 1–4)
  3. At-Tasfiyyah wa’t-Tarbiyya
  4. At-Tawassulu: Anwau’hu wa Ahkamuhu
  5. Irwa al-Ghalil (Volumes 1–9)
  6. Sahih wa Da’if Sunan Abu Dawoûd (Volumes 1–4)
  7. Sahih wa Da’if Sunan at-Tirmidhi (Volumes 1–4)
  8. Sahih wa Da’if Sunan Ibn Maja (Volumes 1–4)
  9. Sifatu Salati An-Nabiyy
  10. Silsalat al-Hadith ad-Da’ifa (Volumes 1–14)
  11. Silsalat al-Hadith as-Sahiha (Volumes 1–11)
  12. Salat ut-Tarawih (dont il publié plus tard un résumé nommé Qiyamu Ramadhan)
  13. Salat un-nabawi (A la lumière des ahadith authentiques)
  14. Talkhis Ahkam al-Janaez

Muhammad Ibn Abdelwahab, le wahabisme et les Al-Saoud

Muhammad Ibn Abdelwahab :

Né en 1703 à Aynia à Najd (une partie de l’Arabie Saoudite d’aujourd’hui), il a commencé à étudier le Coran à l’âge de 10 ans puis le Fiqh sous la tutelle de son père, un savant hanbalite renommé. Il voyagea ensuite pour continuer son enseignement entre la Mecque, Médine et la Bassora (Irak). Il retourna ensuite à son village pour prêcher l’unicité absolue et l’adoration de Dieu uniquement.

Il fut épaulé dans sa quête par le prince Muhammad Ibn Saud et ont réussi à unifier la péninsule arabique qui était alors divisée en plusieurs tribus. Il est mort en 1772 et ses disciples ont continué à propager le message du Tawhid.

Sa doctrine, Attawhid (l’unicité) :

Durant la période où a vécu Muhammad Ibn Abdelwahab, la oumma musulmane vivait une dégradation de ses croyances à cause de la propagation des innovations qui n’ont aucun rapport avec les préceptes de l’islam. L’adoration des tombeaux avait aussi atteint son paroxysme et de nombreuses sectes égarées se prétendaient de l’islam. De nombreuses pratiques comme le port des gris-gris, la visite des diseurs de bon-aventure, les sorciers, la construction des mausolées sur les tombes des pieux, l’imploration des morts et des vivants, l’intercession, les sacrifices pour les pieux, les serments par d’autres que Dieu, etc… sont apparues parmi les musulmans et se sont propagées donnant naissance à un islam vidé de tous ses principes et surtout de sa principale prescription : l’adoration de Dieu seulement.

وَأَنَّ الْمَسَاجِدَ لِلَّهِ فَلَا تَدْعُوا مَعَ اللَّهِ أَحَدًاالجن 17

Les mosquées sont consacrées à Allah: n’invoquez donc personne avec Allah.

Ibn Abdelwahab, passa sa vie à combattre cette forme égarée d’idolâtrie. Il commença par détruire les mausolées de la même façon que le prophète Abraham détruisit les idoles vénérées par son peuple et que le prophète Muhammad celles qu’abritaient la Kaaba. Évidemment, ceci ne pouvait pas passer inaperçu et il se fit rapidement de nombreux ennemis parmi les communautés qui profitaient de ce marché juteux qu’est la visite des tombeaux et les dons d’argent et de sacrifices qui en découlaient.Ces pratiques sont devenues tellement ancrées qu’il a connu une résistance farouche de la part de certains leaders religieux de son époque. De nombreuses voix se sont levées pour discréditer cette “nouvelle religion”.

Les pratiquants de ces superstitions aussi -convaincus qu’il s’agit d’actes les rapprochant de Dieu- n’ont pas apprécié la campagne d’Ibn Abdelwahab et tout ce beau monde appuyé par les communautés soufie et chiite, les astrologue, les pseudo-guérisseurs et autres charlatans ont tout fait pour se mettre sur la voie de la cause l’homme à la tête de ce retour à l’origine et de cette purification de la religion. On le traita d’hérétique, de collabo, de Takfiri et ses disciples aujourd’hui sont traités d’extrémistes, de terroristes, d’intolérants… De la même façon, le prophète fut traité de menteur, de magicien, de poète par les mécréants.

وَعَجِبُوا أَن جَاءَهُم مُّنذِرٌ مِّنْهُمْ وَقَالَ الْكَافِرُونَ هَذَا سَاحِرٌ كَذَّابٌق 3

Et ils (les Mecquois) s’étonnèrent qu’un avertisseur parmi eux leur soit venu, et les infidèles disent: ‹C’est un magicien et un grand menteur,

Attawhid (l’unicité de Dieu) est la raison pour laquelle Dieu a envoyé les prophètes et révélé les livres sacrés. Toutes les religions ont pour premier et principal but de combattre le Shirk (polythéisme).

إِنَّ اللّهَ لاَ يَغْفِرُ أَن يُشْرَكَ بِهِ وَيَغْفِرُ مَا دُونَ ذَلِكَ لِمَن يَشَاء وَمَن يُشْرِكْ بِاللّهِ فَقَدِ افْتَرَى إِثْمًا عَظِيمًاالنساء 47

Certes Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne quelqu’associé. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. Mais quiconque donne à Allah quelqu’associé commet un énorme péché.

Nouh (Noé) a été envoyé à son peuple lorsque ceux-ci ont commencé à vénérer les cinq personnages les plus pieux de leur génération que sont  ” Wadd, Suwaa, Yaghouth, Yaouq et Nasr ” (Sourate Nouh 24). Ces hommes étaient de leur vivant un exemple à suivre en termes de bonté et de dévotion, à leur mort des statues les représentant ont été érigées en souvenir de leur piété. Après quelques génération, le peuple de Nouh a commencé à les vénérer.

Le wahhabisme n’est ni une voie ni un groupe. C’est un simple appel au Tawhid, à la revivification des pratiques religieuses originales étouffées sous la multitudes, de sectes, des groupes, d’interprétations. C’est un retour à la aquida authentique du prophète et de ses compagnons. Et de la même façon que le prophète et ses compagnons ont connu une résistance de la part des adorateurs d’idoles, les nouveaux polythéistes ont essayé de freiner l’avancée de ce mouvement. Même s’il s’agit de l’essence même de l’islam, certains ont du mal à l’accepter et le combattent de toutes leurs forces comme s’il s’agissait d’un dogme totalement étranger à cette religion.

أَجَعَلَ الْآلِهَةَ إِلَهًا وَاحِدًا إِنَّ هَذَا لَشَيْءٌ عُجَابٌص 5

Réduira-t-il les divinités à un Seul Dieu? Voilà une chose vraiment étonnante

Les ennemis de l’islam se sont aussi alliés à cette propagande pour altérer l’image de cet appel au Tawhid, il leur est plus favorable que les musulmans se noient dans les abimes des innovations, de l’ignorance, des pratiques païennes, de l’adoration des Awliya et des “pieux” que de revenir à un islam authentique, nettoyé de ces rituels fétichistes. Car c’est cette croyance en l’unicité et la foi pure, associés à une confiance absolue placée en Dieu qui a permis aux musulmans de braver tous les obstacles depuis la révélation du message.

Al Saoud et les américains :

Les Al-Saoud ont exploité la voie de Muhammad Ibn Abdelwahab pour assoir leur domination sur le monde islamique. Il ont profité de la pureté de cet appel au Tawhid pour s’ériger en représentants de l’islam d’autant plus qu’ils ont réussi grâce à l’appui britannique à s’emparer de la mecque et justifier leur régime aux yeux des musulmans.

Ce n’est qu’avec la prise du pouvoir de Faisal de la dynastie des Saoud et son alliance avec les occidentaux (voir photo : 1918- prince Feisal et Haim weizman, un juif envoyé pour contacter les saoudiens) que la Wahabisme est devenu un outil politique. Ce prince et ses héritiers ont prêté allégeance aux américains en effectuant un pacte ; pétrole contre protection.

Ils ont offert aux ennemis de la voie du Tawhid le bâton pour faire battre l’islam, sali la mémoire de Mohammed Ibn Abdelwahab et fait entrer les mécréants sur les terres sacrées qui abritent la Mecque. Les générations qui suivirent n’ont fait qu’empirer les choses, justifiant leur égarement à l’aide de savants et d’imams complètement acquis à leur traitrise ou ne possédant pas assez de courage pour s’opposer à leurs régents.

Ils ont, entre autre, réduit les libertés, combattu le jihad et les savants religieux intègres (plus de 3000 savants sont en prison aujourd’hui), empêché leur peuple de participer à la vie politique, favorisé les non-musulmans au détriment des musulmans, se sont tus face à l’occupation de la Palestine, rendus le hajj difficile en établissant de nombreuses conditions, se sont accaparés les richesses du pays et placé leurs hommes à tous les postes de responsabilité, etc…

La secte égarée des Ahbaches

Au cours de la deuxième moitié du 20ème siècle apparut une communauté dirigée par Abd Allah al-Harari al-Habachi qui avait été chassé d’Ethiopie pour se réfugier en Syrie. Au bout de plusieurs pérégrinations en Syrie, il s’est installé au Liban et s’est mis à prêcher pour sa voie aux idées farfelues. Celles-ci sont un mélange de croyances djahmites, mou’tazilites, païenne, acharites et soufies. Il a fait imprimer des livres et des journaux pour sa propagande et possèdent de nombreuses radios au Liban qui invitent à rejoindre leur voie.

Cette secte a commencé par altérer et déformer les livres du patrimoine avant de les imprimer à nouveau, ils possèdent des moyens financiers importants sous couvert d’associations caritatives. Ils discréditent les savants du hadith pour pouvoir utiliser des hadiths faibles qui vont dans le sens de leurs allégations et leurs théories sans compter ceux qu’ils inventent juste pour étayer leurs affirmations.

Ils font appel aux ambiguïtés pour désorienter les jeunes convertis et les débutants en langue arabe et leur interdisent d’effectuer la prière ou de communiquer avec les autres musulmans. Ils souhaiteraient fournir des réponses à des questions vicieuses alors que ces dernières n’en comportent pas. Ainsi, un mensonge peut être plus méritoire qu’une vérité bien connue.

Ils se présentent comme les vrais Ahl as-sunna wal Jamaâ ou les vrais Acharites et depuis peu en Tunisie comme des Zitouniens (ils ont reçu un sale coup depuis la réouverture de l’école de la Zitouna car ils en ont été complètement écartés).

Les Ahbaches ont plusieurs représentants au Liban comme le député Adnane Traboulsi, Taha Naji, HoussamAd-dinn Qaraqira actuel président de l’association des projets de bienfaisance islamique, Kamal Al Hout, Imadoud-dine Hidar et Abdoullah Al Baroudi, ces trois derniers supervisèrent le matériel des recherches et des manuscrits.

Les autres figures les plus emblématiques de cette secte sont :

Gilles Sadok (appelé aussi l’Illuminé du 18ème) en France :

Mokhtar Brahmi et Férid El Béji en Tunisie :

Leurs croyances :

1-Comme tous les Jahamites, ils renient presque tous les attributs de Dieu. Il est sans endroit, n’a aucun contrôle sur les hommes, il ne fais pas ce qu’il veut. Si un musulman prétend le contraire, il est traité de mécréant car “il compare Dieu à sa création” puisque, selon eux comme pour une grande partie des Acharites, Dieu ne peut pas avoir d’attributs similaires à ceux des hommes. En fin de compte, ils n’acceptent que 13 des 99 attributs qui sont :  l’existence, l’unicité, l’exemption de début, l’exemption de fin, le non-besoin, la puissance, la volonté, la science, l’ouïe, la vue, la vie, la parole, et la différence absolue avec ce qui entre en existence.

2-Al Habachi prétend que le Coran provient de Jibril et non de Dieu, le Coran n’est pas la parole d’Allah mais il est créé. Il s’agit d’une créature de Dieu car Dieu ne parle pas, Il n’a d’ailleurs, selon eux, pas parlé à Moise sur le Mont Sinaï.

3-Les Ahbaches encouragent les personnes à se diriger vers les tombes, leur demander secours en dehors de Dieu, car d’après eux, les morts sont capables de sortir de leurs tombes pour secourir ceux qui les implorent avant d’y retourner. Ils incitent aussi à la recherche de bénédictions à l’intermédiaire des pierres et des tombeaux.

4-Ils croient aussi que certaines personnes pieuses (surtout parmi leurs Imams, coïncidence ?) sont capable d’effectuer des miracles ; voler, se décupler et être dans deux endroits en même temps, traverser les murs, multiplier un morceau de pain, illuminer une pièce sombre de leur seule présence, léviter, etc…

Ils pensent que le saint (wali) est meilleur que le prophète. Et ceux qui les suivent pensent que le saint est l’égal d’Allah dans tous Ses attributs. Il (le saint) a donc pour eux le pouvoir de créer, de faire vivre et faire mourir. Il décide de toute chose dans l’univers. Les Habaches ainsi que les soufis ont une hiérarchie dans la sainteté : à son sommet, on trouve « el Ghaûthe » qui est celui qui dirige tout dans le monde, il est considéré comme le chef suprême de tous les mystiques rassemblant toutes les confréries. Ensuite, il y a les quatre « aqtabs » sous-chefs qui commandent les quatre pôles (Nord, Sud, Est, Ouest)sur ordre du ghaûthe. Sous la tutelle des »aqtabs », se trouve les « abdals » suppléants. Ils sont au nombre de sept et sont chargés d’administrer les sept continents. Enfin, en bas du tableau « en-noujabâ » hommes « nobles », se partagent l’administration des villes, on trouve un « najib » par ville.

5-Ils prétendent que la terre est une demi-sphère.

6-Ils prient vers une autre direction que le reste des musulman, donc ils ne se rendent pas dans les mosquées avec les autres musulmans. Cette histoire de Qibla différente a créé une grande fitna dans la communauté musulmane aux USA et celui qui devait succéder à Al Harari à la tête de la secte fut tué en 1995, il s’agit de Nizar Al Halabi. D’ailleurs, ils ont causé de nombreux troubles au Canada, en Australie, en suède et au Danemark.

Leurs fatwas :

1-Ils font l’appel à la prière (al adhan) de manière innovée, en ajoutant la prière sur le prophète à la fin de l’adhan.

2-Ils s’interdisent la prière avec les musulmans en groupe et à la mosquée.

3-Al Habachi permet la vente et l’achat d’enfant libre.

4-Ils permettent de ne pas donner la zakat sur les billets et pièces, ils prétendent que celle-ci ne concerne que l’or et l’argent.

5-Ils permettent de prier avec des vêtements ayant des impuretés.

6- Ils autorisent les jeux d’argent et de hasard.

7- Ils autorisent le Riba.

8-Ils autorisent le vol des non musulmans.

9-Ils autorisent le port de la croix dans les pays occidentaux.

10- Ils autorisent le non port du voile (hijab).

D’après la Bible elle même : Jésus n’est ni Dieu, ni le fils de Dieu

Quand Constantin le Grand a décidé de faire du christianisme la religion officielle de son empire il y a plus de 1600 ans, il existait de nombreuses interprétations de la Bible (plus de 24 selon certains). Les quatre livres que nous connaissons aujourd’hui sont ceux qui ont été retenus, il s’agit de la Bible selon Marc, Luc, Matthieu et Jean. Et malgré toutes les corruptions qui se sont immiscées et tous les changements qui ont été apportés au document original, les preuves de la non divinité de Jésus (paix sur lui) subsistent dans les textes de ces livres et dans d’autres de l’ancien et du nouveau testament.

En effet, d’après le livre des Actes (2-22) : « Hommes israélites, écoutez ces paroles : Jésus le Nazaréen, homme approuvé de Dieu auprès de vous par les miracles et les prodiges et les signes que Dieu a faits par lui au milieu de vous, comme vous-mêmes vous le savez »

Jésus est cité comme ” homme approuvé de Dieu “, ce qui correspond parfaitement à son statut en Islam “ Le Messie Jésus, fils de Marie, n’est qu’un Messager d’Allah ” (An-Nissaa 171), un prophète envoyé par Dieu. Il ne s’agit ni de Dieu lui même, ni de son fils.

Dans l’évangile de Luc (6-12), il est mentionné que : « En ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu ». Il est clair là aussi que Jésus est indépendant de Dieu, il se rend à la montagne pour prier Dieu, le vrai créateur de toute chose. D’ailleurs, selon Marc (15-34), lorsqu’il fut placé sur la croix, il dit : « Et à la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eloï, Eloï, lama sabachthani ? Ce qui signifie: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Il n’existe aucune raison pour que Jésus implore Dieu s’il était lui même Dieu. Cette distinction sort de la propre bouche du Christ, selon Jean (14-28) : « Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père ; car le Père est plus grand que moi ».

C’est pour cela et pour plusieurs autres raisons, tant dans les textes que d’après la logique, la Trinité est une pure invention de l’église. Le vrai monothéisme est dans l’unicité de Dieu, ni deux, ni trois mais UN SEUL DIEU : « Le Seigneur est le seul Dieu et il n’y a pas d’autre Dieu que lui » Marc (12-32). Mais aussi : « Reconnaissez donc aujourd’hui, et réfléchissez-y sans cesse, que le Seigneur est seul Dieu, aussi bien dans le ciel que sur la terre et qu‘il n’y a pas d’autres dieux que lui. » Deutéronome (4-39). Ce dernier verset tiré de la Bible est la traduction mot pour mot de la profession de foi de l’islam : ” Il n’y a pas d’autre dieu que Dieu (Allah) “.

Jésus est sans nul doute un prophète envoyé par Dieu pour prêcher le message de l’islam, comme tous les prophètes avant lui. Celui de la soumission totale et inconditionnelle au seul et unique Dieu. « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, Toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » Jean (17-3).

Quand aux versets l’identifiant comme “fils de Dieu”, il faut noter qu’il n’est pas le seul à être appelé ainsi. Dans la Bible tous les croyants sont des fils de Dieu ; « Car ils ne pourront plus mourir, parce qu’ils seront semblables aux Anges, et qu’ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection » Luc (20-36).

Et aussi ; « Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l’Éternel, et Satan vint aussi au milieu d’eux se présenter devant l’Éternel » Job (2-1).

« Les géants étaient sur la terre en ces temps-là, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes, et qu’elles leur eurent donné des enfants: ce sont ces héros qui furent fameux dans l’antiquité » Génèse (6-4).

Zama9tel et histoires en queue de poisson

Ce qui est bien aujourd’hui en Tunisie, c’est que l’on parle d’islam, et on en parle beaucoup. Que ce soit en bien ou en mal, l’important c’est que l’on en parle.

Entre ceux qui s’emportent, s’entêtent, discutent, s’informent, s’emmêlent les pinceaux. Ceux qui ont toujours un verset à la bouche pour chaque situation. Ceux qui suivent les traces du prophète dans la vie de tous les jours quitte à passer pour un extraterrestre. Ceux qui regrettent les conquêtes, les expéditions, l’Andalousie. Ceux qui pointent du doigt pour un oui ou pour un non la franc-maçonnerie. Ceux qui parlent des savants, des dernières fatwas, de s’il fallait en parler ou s’il aurait été mieux de se taire. Ceux qui ratent leurs prières. Ceux qui poussent le délire, évoquent les signes de la fin des temps, ceux qui voient en tout un avertissement. Ceux qui interprètent, extrapolent et rabotent un peu sur les bords, pour que ça corresponde à leur envies, aux théories qu’ils élaborent. On parle aussi de tel ou tel imam, de sa récitation, de son sermon du vendredi, de tel ou tel habitué, de sa façon de se prosterner, de ses murmures, de sa barbe, de sa panoplie. De telle ou telle mosquée, ses colonnes, ses tapis, son minaret. On parle aussi de politique, de partis islamiques, d’Al Qaeda, des salafistes jihadiques. On parle de finance islamique, de charia, de ramadan, des chiites, des sunnites, de la Palestine, de la Syrie. On parle devant les mosquées, à la maison, au boulot, en taxi, au café, à la fac, au lycée, à la télé, à la radio, sur internet et dans les librairies.

Ça fait longtemps que j’essaye d’évoquer le sujet de cette queue de poisson qui orne son magasin, avec l’épicier du coin. J’en avais déjà parlé à la caissière mais elle m’a sorti ; je ne suis pas la responsable. Donc j’ai chopé le proprio seul, un jour. Je n’ai même pas fini ma phrase qu’il l’avait déjà terminée ; … shirk ! me cria-t-il, avant d’ajouter, d’ailleurs le prophète a dit ; celui qui accroche un objet ne verra jamais le succès, et il commença à me sortir toutes les infos qu’il connaissait à propos du shirk que représentent les gris-gris et autres porte-bonheurs, toutes les mains de Fatma, l’œil de je ne sais pas qui, la patte de lapin, la corne de gazelle, etc…

Le tunisien d’aujourd’hui a accumulé en quelques mois ce que les générations précédentes n’ont pas assimilé en plusieurs années, même s’il est vrai que la situation politique ne s’y prêtait pas. Mais je suis fasciné par le degré actuel de connaissance du tunisien en matière de religion.

Aujourd’hui, à la mosquée je vois des adolescents avec des jeans Slim et des coupes iroquoises, pendant la prière du vendredi. Je les regarde stupéfait. Il est clair que c’est tout récent pour eux, ils sont là à effectuer les mouvements de prière maladroitement, d’un air pas très sur, à regarder la masse de personnes qui les entourent, tellement différents ; du vieil homme en jebba au jeune cadre en costard. Du maçon au petit qui accompagne son père. De l’handicapé au fameux joueur de volley-ball de plus de deux mètres qui joue dans l’équipe locale. Parmi toutes ces personnes ce sont les jeunes garçons de 14, 15 ans, fraichement sortis du derniers cours de math ou de sciences naturelles à midi tapante, se rendant à la mosquée en groupe qui me captivent le plus. Il y en a toujours un qui fais mine de s’y connaitre plus que les autres, qui sait où se trouve la midha, qui leur montre le chemin pour éviter la foule ou la porte la moins bondée (la troisième à droite). Chose que les mecs de ma génération ne faisaient pas, en tout cas, moi je ne connaissais personne qui le faisait. Et quand je dis des lycéens, je parle de lycéens normaux, le genre d’adolescents que tu vois dans la rue aujourd’hui. Ceux dont tu regarde la coupe en premier car tu essaye de comprendre la démarche qu’ils ont suivie pour aboutir à ce résultat ou la matière qu’ils ont utilisée pour fixer ce genre de sculptures. Je ne parle pas du fils du muazzin ou du fils de l’imam, qui a commencé « sa carrière » assez jeune de par la fonction de son père. Je parle du jeune que l’on voit au café, sur un scooter ou dans une salle de jeux en réseau, les mains accrochées à la manette et les yeux rivés sur l’écran.

Bref, aujourd’hui on en parle aussi en mal. On parle d’hypocrisie, de foi, de soumission, de mécréance, de corruption. On critique, on met en doute jusqu’à l’authenticité du texte sacré. On traite de koffars, on veut réduire les libertés… et le Zama9tel ! On met en avant la violence, l’oppression, le sexisme, on maquille la vérité. On oublie la compassion, la morale, la bonté et on ne montre pas assez… et le Zama9tel !

Quoique des fois, j’aurais aimé apprendre le Zama9tel. Comme cette fois où je quittais le parking de Kantaoui et qu’un flic à deux têtes (ou c’était peut être son cou) me barre la route avec son quad et qu’il commence à me regarder en faisant mine d’accélérer à 10 cm de mon pare-choc. Une armoire à glace, rasé, bronzé, balafré (ou c’était peut être sa bouche). Je regarde à droite, à gauche, je ne bloque personne. Je lui fais un signe de la main lui demandant ce qu’il se passe et là il fustige. Il me sort directement ; si t’es un homme descend ! Je ne peux pas ne pas m’exécuter, il s’agit là d’une question de virilité. Je n’ai même pas fermé la porte de la voiture qu’il me lance ; Ne me considère pas comme un policier, viens te frotter à moi si tu as une bounia shiha (poing solide) ! Qu’est ce que je peux répondre à ça ? Tout en continuant à analyser la situation, à faire un Rewind en arrière pour re-visualiser les évènements et essayer de chercher le pourquoi du comment, je lui réponds tout simplement ; c’est quoi ton problème, mec ? Et là il continue à aboyer, mais puisque j’étais en mode Matrix où tout se passait en Slowmotion et que la petite loupe effectuait encore de petits mouvements en forme de cercle au dessus des dossiers qui défilent dans mon disque dur interne, et que les cris des taxistes qui se sont regroupés ont étouffé un peu la voix du gentil flic, je n’ai pu distinguer que des bribes : Ouaf ! …vous les barbus …Ouaf, ouaf ! … faire la loi …Ouaf ! …prisons …. Ouaf, ouaf ! …casse ta gueule … Ouaf !

Je rétorque avec une phrase bateau qui ne donne ni une impression d’agressivité, ni une impression de se laisser-faire qui n’a pour seul but que de me faire gagner quelques secondes de plus pour réussir à cerner toute la situation ; mais c’est toi qui me bloque la route avec ton engin, c’est quoi le rapport avec ce que tu raconte ? Et je reprends directement la Slowmotion en élaborant des scénarios de Zama9tel dans ma tête. Je revois tous les films de Bruce Lee que j’ai regardé étant gosse, les acrobaties de Jackie Chan (que je zappe direct), les combats de Free Fight défilent devant mes yeux, Dragon Ball Z, Ken le survivant, les attaques des Chevaliers du Zodiaque, les cours de Jiu Jitsu Brésilien à la salle olympique, et enfin je me décide. J’avais décidé de faire dans le simple et efficace. Je n’avais que trois options ; les yeux, le cou ou les Ouilles, ces dernières étant l’endroit que j’avais choisi de viser avant de sauter dans la voiture et de me casser.

Je désactive donc le mode Bullet-time de Max Payne et là j’entends ; s’il n’y avait pas tous ces gens, ça aurait été une histoire. Il remonte sur son engin et s’en va.

Je remonte dans mon engin et je m’en vais.

Bref, on parle beaucoup d’islam en Tunisie, on mélange, on confond, on fait des amalgames, on parle devant sa webcam, on partage sur Facebook, c’est le souk ! Et le Zama9tel !

 

 

اين الله Où est Allah ? partie 4 : les preuves dans les écrits des Imams des 4 écoles

D’après les Imams des 4 écoles (Madhahebs) :

قال: لا أعرف ربي في السماء أم في الأرض؟ فقال الإمام أبو حنيفة : قد كفر، لأن الله تعالى يقول: ((الرحمن على العرش استوى)) وعرشه فوق سبع سموات. قلت: فإن قال إنه على العرش ولكن يقول لا أدري العرش في السماء أم في الأرض؟ قال : هو كافر لأنه أنكر أنه في السماء فمن أنكر أنه في السماء فقد كفر. وزاد غيره: لأن الله في أعلى عليين

Un homme a dit à l’imam Abou Hanifa : il a dit je ne sais pas si Allah est dans le ciel ou la terre ? Ahmed Lui a répondu : Il a mécru, parce que Allah dit : “Le Tout Miséricordieux S’est établi sur le Trône” et son trône est au dessus des sept cieux. Il dit : Et s’il dit Il est sur le trône mais je ne sais pas si le trône est dans le ciel ou la terre ? Ahmed : Il a mécru car il a renié qu’Allah soit dans le ciel et celui qui renie qu’Il est dans le ciel a mécru. Certains ont ajouté : car Allah est au dessus de tout.

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قول الإمام مالك : الله في السماء، وعلمه في كل مكان لا يخلو منه مكان

L’imam Malek Ibn Anas a dit : Allah est dans le ciel et Son savoir est partout, aucun endroit n’y échappe.

و قال كذلك : الاستواء معلوم و الكيف مجهول و السؤال عنه بدعة.

Il a aussi dit : L’établissement (Al Istiwa) est connu et le comment est inconnu et demander comment Allah s’est établi sur son trône est une innovation (Bidaa).

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حدثنا أبو شعيب وأبو ثور عن محمد بن إدريس الشافعي قال : القول في السنة التي أنا عليها ورأيت أصحابنا عليها أهل الحديث الذين رأيتهم وأخذت عنهم مثل سفيان ومالك، وغيرهما : الإقرار بشاهدة أن لا إله إلا الله وأن محمداً رسول الله، وأن الله تعالى على عرشه في سمائه يقرب من خلقه كيف شاء وأن الله تعالى ينزل إلى السماء الدنيا كيف شاء

D’après Abou Chouaib et Abou Thaour, l’imam Mohammad Ibn IDriss Ach-Chafii a dit : D’après la sunna que je suis et que mes compagnons suivent et les hommes de hadith que j’ai vu et qui m’ont transmis leur savoir tels que Sofiane [Athaouri] et Malek [Ibn Anas] et d’autres : [l’islam]c’est dire qu’il n’y a que Dieu que Allah et que Mohammad est son prophète et que Allah est sur Son trône dans son ciel, proche de ses créatures comme il le veut et qu’Allah descend dans le ciel inférieur quand il le veut.

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قال الخلال في كتاب السنة أخبرني عبد الملك بن عبد الحميد الميموني قال سألت أحمد ابن حنبل عمن قال : إن الله تعالى ليس على العرش، فقال : كلامهم كله يدور حول الكفر. وقال أبو طالب سألت أحمد ابن حنبل عن رجل قال إن الله معنا وتلا قوله (ما يكون من نجوى ثلاثة إلا هو رابعهم) فقال أحمد يأخذون بآخر الآية ويدعون أولها، هلّا قرأت {ألم ترى أن الله يعلم ما في السموات} فهو بالعلم معهم وغير مماس لشيء من خلقه

Dans son livre, la Sunna, Al Khallal a dit : D’après Abdelmalek Ibn Abdelhamid Al Maimouni, j’ai posé à Ahmad Ibn Hanbal une question à propos de celui qui dit :  Allah n’est pas sur Son trône. Il a répondu : Toutes leurs paroles sont mécréance. Et d’après Abou Taleb : j’ai demandé à Ahmad Ibn Hanbal ; si un homme dit : Dieu est avec nous car on trouve dans le Coran ” Pas de conversation secrète entre trois sans qu’Il ne soit leur quatrième “. Il m’a répondu : ils utilisent la fin du verset sans citer son début, n’ont-ils pas lu “Ne vois-tu pas qu’Allah sait ce qui est dans les cieux et sur la terre?” Il est avec eux par Son savoir car il ne frôle en rien ses créatures.

اين الله Où est Allah ? partie 3 : selon les compagnons du prophète

D’après les compagnons du prophète :

عن نافع عن ابن عمر رضي الله عنهما قال لما قبض رسول الله دخل أبو بكر رضي الله عنه عليه فأكب عليه وقبل جبهته وقال بأبي أنت وأمي طبت حيا وميتا وقال من كان يعبد محمدا فإن محمدا قد مات ومن كان يعبد الله فإن الله في السماء حي لا يموت

Dans Sahih Al Boukhari : Nafi’ rapporte qu’Ibn Omar a dit : « Quand Muhammad -SWS- mourut, Abou Bakr a dit aux gens : « Ô gens ! si c’est Mohammed votre Dieu alors sachez qu’il est mort. Et si votre Dieu est celui qui est au Ciel, et bien Lui ne meurt jamais ! » Puis il récita :
” Mohammed n’est qu’un messager, des messagers avant lui sont passés. S’il mourrait donc ou s’il était tué, retourneriez-vous sur vos talons ? ”

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قال إسمعيل عن قيس قال لما قدم عمر رضي الله عنه الشام استقبله الناس وهو على بعيره فقالوا يا أمير المؤمنين لو ركبت برذونا ليلقاك عظماء الناس ووجوههم فقال عمر رضي الله عنه ألا أراكم ههنا إن الأمر من ههنا وأشار بيده إلى السماء

D’après Ismail d’après Qais ; Lorsque Omar atteignit Ach-Cham, il était sur son mulet. Les gens lui dirent ; pourquoi ne montes-tu pas un cheval pour accueillir les personnes importantes de la ville. Omar leur répondit ; Ce n’est pas ce qui importe le plus, voilà ce qui importe le plus, et il leva le doigt vers le ciel.

وقال عثمان بن سعيد الدارمي حدثنا موسى بن إسمعيل قال حدثنا جرير بن حازم قال سمعت أبا يزيد المزني قال لقيت امرأة عمر بن الخطاب رضي الله عنه يقال لها خولة بنت ثعلبة رضي الله عنها وهو يسير مع الناس فاستوقفته فوقف لها ودنا منها وأصغى إليها حتى قضت حاجتها وانصرفت فقال له رجل يا أمير المؤمنين حسبت رجالا من قريش على هذه العجوز قال ويلك تدري من هذه قال لا قال هذه امرأة سمع الله شكواها من فوق سبع سموات هذه خولة بنت ثعلبة والله لو لم تنصرف عني إلى الليل ما انصرفت حتى تقضي حاجتها إلا أن تحضرني صلاة فأصليها ثم أرجع إليها حتى تقضي حاجتها

Le deuxième khalife Omar Ibn El Khattab est passé près d’une vieille femme, celle-ci lui demanda de s’arrêter, il s’arrêta, lui prêta l’oreille et discuta un moment avec elle. Un homme dit : – Ô Emir des croyants ! tu as fait attendre beaucoup de gens à cause de cette vieille femme.
– Malheur à toi ! dit Omar, est-ce que tu connais cette femme ? C’est celle dont Allah a entendu la plainte par-dessus les sept Cieux, c’est Khawla, et Allah a fait descendre à son sujet le verset: ( Allah a certes entendu la parole de celle qui discutait avec toi à propos de son époux…). Ed-Darimi et d’autres.

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ابن مسعود رضي الله عنه يقول “العرش فوق الماء والله فوق العرش ولا يخفى عليه شيء من أعمالكم” رواه عاصم بن أبي النجود عن زر ين حبيش عنه

Ibn Massoud (l’un des 10 compagnons les plus proches du prophète) a dit : Le trône est sur l’eau et Allah est sur le trône et rien de vos actes ne lui échappe. Rapporté par Assem Ibn Abi Najoud.

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عن مجاهد قال ابن عباس : إن الله كان على عرشه قبل أن يخلق شيئا فخلق الخلق فكتب ما هو كائن إلى يوم القيامة فإنما يجري الناس على أمر قد فرغ منه

Abdullah ibn Abbas a dit : «  En vérité Allah était au-dessus de Son Trône avant qu’Il n’ait tout créé, puis Il a créé la création et a décrété ce qui devait exister jusqu’au Jour du Jugement. » Rapporté par Tabarani.

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قالت عائشة رضي الله عنها في ذكر عثمان رضي الله عنه “ولكن علم الله فوق عرشه أني لم أحب قتله” رواه أبو سلمة التبوذكي عن جويرية عن نافع عنها ومثله عتاب بن بشير عن خصيف عن مجاهد عنها.

D’après Aicha la femme du prophète (à propos de la mort d’Othman) : Allah sait au dessus de son trône que je ne voulais pas qu’il meure. Rapporté par Abou Salama d’après Jouwayria d’après Nafii et par Itab ibn Bachir d’après Khassif d’après Mujahid.

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عن عدي بن عميرة رضي الله عنه قال خرجت مهاجرا إلى النبي فذكر قصة طويلة وقال فيها فإذا هو ومن معه يسجدون على وجوههم ويزعمون أن إلههم في السماء فأسلمت وتبعته

D’après Oudii ibn Oumayra ; il dit je suis parti à la rencontre de ce prophète (puis il a raconté une longue histoire) et il dit ; je l’ai trouvé et ses compagnons se prosternant face contre terre et prétendant que leur Dieu est au ciel, j’ai embrassé l’islam et je les ai suivis.

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حديث أنس رضي الله عنه والذي ورد في الصحيحين أنه قال : كانت زينب بنت جحش رضي الله عنها تفتخر على أزواج النبي صلى الله عليه وسلم وتقول : زوجكن أهاليكن وزوجني الله من فوق سبع سماوات

Selon Anas (Ibn Malek) dans les Sahih : Zeineb Bent Jahch se vantait auprès des autres femmes du prophète en disant : Vos parents vous ont marriés et moi, c’est Allah qui m’a marié par-dessus les sept cieux.